samedi 24 octobre 2015

Comment augmenter sa mémoire

  

Les deux principales zones du cerveau où siègent la mémoire sont le cortex et l’hippocampe. La première stocke notre « mémoire à long terme », et la seconde notre « mémoire à court terme  . 


Si le cortex a une capacité de stockage quasi infinie, l’hippocampe ne retient que temporairement l’information. Et pourtant, c’est cette petite partie du cerveau, à la forme de cheval marin, que nous pouvons « muscler » .

Vous allez découvrir l’explication de cette performance unique, ainsi que les moyens mnémotechniques les plus efficaces que nous pouvons nous aussi utiliser.

Car il y a une chose avec laquelle moteurs de recherche et algorithmes ne pourront jamais rivaliser : c’est la façon dont les sens et les sentiments « sculptent » la mémoire de l’homme.

La « madeleine de Proust », ce phénomène par lequel le simple goût d’un aliment fait jaillir un flot de souvenirs, n’est que le plus célèbre exemple.   Certaines émotions brutales peuvent littéralement effacer des informations de notre mémoire. Le Dr Curtay le sait bien : ce phénomène lui est arrivé en personne et il s’est retrouvé dans une situation… ubuesque !

Comment le monde industriel s’en prend à notre mémoire

D’autres facteurs peuvent accélérer le vieillissement du cerveau et altérer le fonctionnement de la mémoire :
  • Le stress, chronique ou émotionnel 
  • La fatigue 
  • La pollution aux particules fines (une étude menée sur des enfants à Mexico fait à ce titre froid dans le dos) 
  • L’acroléine, dérivé des cuissons que l’on trouve dans les aliments frits tels que les chips et les frites 
  • Les minéraux corrosifs comme le fer, le cuivre, l’aluminium ou le manganèse, qui font littéralement « rouiller » notre cerveau au fil des années 
  • L’abus d’alcool 
  • Etc.
Solutions naturelles pour une mémoire saine
 .

La première réparation indispensable est celle de l’ADN cellulaire des neurones : c’est le sommeil qui l’effectue, et en particulier le sommeil profond – mais ATTENTION ! La prise prolongée de somnifères sabote les phases de sommeil les plus récupératrices, altère la mémoire et augmente les risques de dépression et d’Alzheimer !

Adopter un régime alimentaire inspiré du méditerranéen et de celui d’Okinawa : voici vingt ans que l’on a découvert qu’une trop grande consommation de viande augmentait proportionnellement les risques de démence… tandis qu’une méta-analyse toute récente – ses conclusions ont été rendues publiques le mois dernier – confirme qu’un régime très spécial, associé à l’emploi d’huile d’olive, protège la mémoire.

Veiller à enrichir son alimentation, voire à la complémenter en oméga-3, magnésium, vitamines B, zinc et polyphénols (les myrtilles et le raisin sont d’excellents neuroprotecteurs !) dont la lutéoline – un polyphénol encore peu connu, que l’on trouve dans les brocolis et le thym – dont les chercheurs découvrent les effets contre le déclin cognitif.

Parmi les aliments dont l’efficacité antineurodégénérative est prouvée :

  • Épices (curcuma, gingembre, ail, cannelle…) 
  • Soja 
  • Chocolat noir 
  • Eau minéralisée plutôt que l’eau du robinet (contenant de l’aluminium, du chlore…) 
  • Thé vert
Enfin, vous verrez que les études d’imagerie cérébrale (IRM) ont montré des impacts positifs d’apports supérieurs en oméga-3 sur le vieillissement cérébral. Ce dossier vous rappelle les meilleurs sources pour obtenir ces oméga-3.

Le Dr Curtay a établi en outre dans  un numéro des Dossiers de Santé & Nutrition des niveaux de protocoles à adopter en fonction de l’état de votre mémoire, ainsi que des conseils concrets si vous prenez des somnifères ou êtes en post-chimiothérapie. Il vous précise également ce que vous pouvez faire en période de ménopause (ou d’andropause), un temps de la vie où les risques de déclin cognitif augmentent fortement avec la baisse des hormones sexuelles.


Jean-Marc Dupuis



N.B. Les informations des extraits de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.