mercredi 8 mars 2017

Tatiana Henius en finale au The Voice" en alsacien



Photo DR

Pour Tatiana Henius, originaire de Volmunster, où elle a passé toute sa jeunesse, est actuellement en dernière ligne droite face à 9 concurrents pour gagner la finale du concours d'Stimme, lancé par l'OLCA, France Bleu Elsass, le Crédit Mutuel et Orange. Du 2 aux 31 mars c’est aux auditeurs qui désigneront le nouveau talent de la chanson alsacienne. Tatiana fait partie des dix candidats qui restent en lice au "The Voice" en alsacien. Pour voter, il suffit d’aller sur France bleu elsass d’Stimme sur Google où vous pourrez écouter Tatiana interpréter "Armstrong" de Claude Nougaro, textes revisités en dialecte par Bernard Herrbach.


Tatiana, une vraie battante


Tatiana Henius aime bien les défis. Après avoir été guide touristisque polyglotte d’une agence de voyages, Tatiana s’est lancée dans la restauration. 

Photo J.A.S.
De l’Auberge du Moulin d’Eschviller, elle est partie en Alsace où elle gère la ferme*auberge Hungerptatz. Elle a réussi à s’y classer seconde lors du concours  à TF1 "L’addition, s’il vous plaît!" Elle y accueille les clients, et au moment du dessert, elle sort de sa cuisine et vient dans la salle à manger avec sa guitare pour interpréter ses chansons préférées. « Je ne pensais pas chanter un jour sur une grande scène comme le Tanzmatten de Sélestat ! Lors du projet du "Freihjohr fer unseri Sproch" Bernard Herbach a ajouté "Armstrong", contre le racisme et blowing in the Wind "Die Antwort min kind". Je comprends l'alsacien grâce au platt du Bitcherland et à l'allemand. Mon mari Patrick me parle souvent en alsacien, je réponds toujours en français ! J'ai donc appris la prononciation locale lors de cours particuliers avec Bernard Herrbach qui n'a pas manqué de corriger mes "Du" en "Dü" !!!» Ses clients apprécient sa cuisine minute, mais aussi ses chansons.
« Je suis fière de chanter pour préserver le dialecte alsacien, car j'ai aussi en moi le Platt lorrain que j'affectionne tout particulièrement et qui malheureusement se perd avec les nouvelles générations. Par ces petites actions culturelles ou artistiques en dialecte, je mets ma pierre à la sauvegarde des valeurs régionales, j'adorerai chanter en Platt dans le Bitcherland, il me faudrait un "traducteur" pour élaborer les textes !» nous confie-t-elle.  
Joseph Antoine Sprunck